Société de conseils en pronostics US

Interview Slapshot Magazine NHL

Début janvier 2016, jai reçu la visite du magazine Slapshot, qui fournit l’actualité et des reportages sur tout ce qui touche au hockey dans le monde. Aujourd’hui, le journaliste m’a donné le feu vert pour publier l’intégralité de notre entrevue sur mon site. Au travers de ses questions, j’apporte mon regarde d’expert et de passionné sur comment appréhender les paris sportifs en NHL et je vais même plus loin puisque cela s’applique à tous les sports.

Je vous en souhaite bonne lecture
On a tendu notre micro à l’un des experts français des paris en ligne dédiés à la NHL afin qu’il nous distille quelques conseils pour bien jouer, ou plutôt, pour ne pas mal jouer.

 

Angelo d’Acunto : « Parier, ça s’apprend ! »
Par Yann Maillet

 

Photo : Angelo d’Acunto
Crédit : YM/Slapshot Magazine

Dans le numéro 75 de votre magazine préféré, Grégoire Mehl nous avait livré un éclairage technico-juridique sur les paris sportifs du hockey sur glace. Cette fois, nous avons pris la direction de Sète pour y rencontrer Angelo d’Acunto, 31 ans et manager du site Us Sports Betting Place, également présent sur Facebook. Et nous lui avons demandé comment il fallait procéder pour devenir un parieur d’envergure.

 

Angelo, pourquoi et comment est née ce site ?

« Le hockey sur glace est mon sport de prédilection et la NHL tout particulièrement. J’ai placé mes premiers paris sur le football européen. Et puis je suis venu à la NHL, accumulant assez vite de bons résultats. Mais je n’avais aucune méthodologie de pari, parce parier ça s’apprend. Si c’était facile tout le monde gagnerait. Je me suis intéressé à l’envers du décor et à chercher ce que le public ne voit pas. Jusqu’à me rendre compte que 97% des parieurs perdent de l’argent. Là-dessus, j’ai monté une méthodologie en essayant de comprendre comment travaillent les bookmakers et comment se construit une cote. J’ai ensuite décidé de partager cette expérience en janvier 2012 pour aider les parieurs à améliorer leur rendement. Car beaucoup viennent parier sur la NHL car ils n’ont pas de résultat ailleurs. On pense parfois que c’est plus facile parce qu’on imagine que comme telle équipe est très forte et telle autre très moyenne, ça sera plus facile de dégager du bénéfice. Et c’est une erreur. »

 

Justement, comment est fabriquée une cote ?

« Ce sont des ordinateurs qui dans un enchaînement d’algorithmes imbriqués les uns avec les autres sortent une cote première basée sur les résultats des x dernières années, les stats, les buts et une somme incalculable d’éléments. Là-dessus, un œil humain vient ensuite la pondérer car l’ordinateur ne peut pas tout savoir. Tout ce qui est lié à l’actualité immédiate lui échappe forcément. Le but du bookmaker étant de trouver la cote la plus juste qui permettra à son organisation de gagner de l’argent en attirant les parieurs. »

« L’appât du gain fausse votre vision »

Déjouer les pièges d’une cote c’est d’abord être un fin manieur de probabilités ou faut-il avant tout être un éminent spécialiste de la NHL ?

« C’est un peu les deux certainement, mais j’insiste, c’est d’abord de la méthode et c’est vrai pour tous les paris sportifs. Vous pouvez être le plus grand spécialiste de votre sport, si vous ne savez pas gérer votre bankroll (votre budget de pari), vous irez au casse pipe. Celui qui pari à l’instinct en se disant que ce match-là il le sent bien et qu’il va miser plus que d’habitude, c’est la banqueroute assurée. L’appât du gain fausse toujours les choses. Je continue d’apprendre de mes erreurs et je les répertorie pour pouvoir y repenser en m’en servir. »

 

Comment peut-on se retrouver avec un match où l’équipe à domicile est cotée 2.25, le nul 3.80 et l’équipe visiteuse l’est à 2.40 ? On est sûr de gagner sur un tel schéma ?

« Demandez-vous plutôt quel est l’intérêt du bookmaker. Il a besoin d’avoir autant de paris d’un côté que de l’autre pour s’assurer de gagner de l’argent. Et puis le parieur jouera souvent, presque toujours même, le favori sur une telle cote, et le favori sur l’exemple que vous donnez il rapporte à coup sûr en effet. Mais ce que le booky ne vous dira pas c’est que sur les dix dernières années, 21% des matchs sont allés en prolongations. Donc avec cet exemple, il vous allèche avec une belle cote mais il vous tend aussi un piège d’une certaine façon car lui sait qu’il existe une probabilité substantielle pour que la rencontre aille en overtime et ça, peu de parieurs l’auront joué. Dites-vous bien que sur un match vous pouvez battre le bookmaker, mais sur une saison, c’est toujours lui qui gagne. C’est comme au casino. Mais parfois il vous donne un indice et si vous savez le déceler, vous avez gagné. Prenons l’exemple des Devils qui viennent de prendre un bouillon pas possible à domicile et qui se déplacent chez une équipe qui défend très bien. La cote de New Jersey est à 2.18 bien que son buteur soit blessé alors qu’en toute vraisemblance elle devrait être au-delà de 3, voire 4… Le booky sait quelque chose et il abaisse la cote des Devils, mettez une pièce voire un billet sur les Devils. Quand je parle de méthodologie, on est en plein dedans. Surveillez toujours les cotes inattendues. »

C’est une histoire de passion bien souvent comme on le comprend, mais alors n’est-ce pas là encore un piège et plus généralement, comment ne pas se faire embarquer par l’intérêt que l’on porte à son équipe favorite ?

« Celui qui mise sur son équipe parce qu’elle est sa favorite, ce n’est pas un parieur, c’est un fan qui s’amuse à parier bêtement. Si on n’a pas conscience des forces et des faiblesses de l’équipe que l’on soutien, on a perdu d’avance. Je conseillerai aux parieurs de ne pas miser sur leur équipe, c’est encore la solution la plus fiable. Ça et aussi ne pas combiner ses paris. On pari sur un match et on s’y tient. C’est la meilleure façon de maîtriser sa bankroll. »

« Un marathon et non un sprint »

 

Expliquez-vous…

« Celui qui combine, il veut faire grimper sa cote et c’est très risqué car s’il combine trois matchs, il est lié à ces trois matchs sans échappatoire. Les paris sportifs sont un cycle de matchs qui continue et qui repasse dans ses traces. Le pari passé, il est passé, on l’oubli (pas trop) et on passe à la suite. On a tous connu des séries noires, moi le premier, mais c’est à ce moment justement qu’on est tenté de se dire qu’en combinant on va se refaire, c’est tout l’inverse qui se produira. C’est souvent l’ego des parieurs qui les met en danger. Gagner 100€ et en misant 10€ vous le ferez deux fois dans une saison, et celui qui aura gagné 15€ en en misant 10€ chaque semaine, il sera devant vous, et ce même s’il prend quelques bananes de temps en temps. Le pari sportif c’est un marathon, celui qui le joue comme un sprint, il va se faire avoir. »

 

Quels sont les conseils à ne pas manquer que vous pourriez donner à nos lecteurs ?

« Ne combinez pas vos paris. Ne pariez jamais sur votre équipe favorite. Sachez gérer intelligemment votre bankroll. Méfiez-vous des pages qui vous aguichent avec des tickets gagnants qu’un simplet peut falsifier avec un logiciel adéquat. Si vous n’êtes pas un spécialiste de la NHL, ne vous y risquez pas. Il y a trop de paramètres qui entrent en compte. Si vous pariez sur Montréal en janvier sans prendre en compte l’affaire Galchenyuk et la brouille entre Pacioretty et Subban, vous n’avez pas toutes les données, et ça, seul quelqu’un qui s’intéresse vraiment à la NHL peut le savoir. Et parfois, le plus important est de savoir ne pas jouer quand on n’a pas repéré de valeur ajoutée. A l’image d’un joueur de poker qui va jeter une main forte parce qu’il sait lire le jeu. Ne jouez jamais pour jouer. Jouez pour gagner ! »

Retrouvez Angelo d’Acunto sur le site www.ussportsbettingplace.com ainsi que sur Facebook.

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Expert en pronostics sports US et directeur de US Sports Betting Place. Passionné de sports américains, et par la gestion de bankroll, j'apporte une approche mature et surtout professionnelle du milieu des paris sportifs. Mes compétences vont de l'analyse statistique à la lecture des lignes de paris en passant par une totale compréhension du management du risque.

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